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Les articles
Des textes thématiques, synthétisés à partir du corpus classique et organisés par catégorie. Chaque article expose le raisonnement avant la conclusion et renvoie à ses sources.
123 articles publiés.
Fondements
La nature de la croyance, le statut du ʿilm al-kalām, les sources de la connaissance et les méthodes de preuve.
Qu’est-ce que la ʿaqīda ?
Définition de la croyance, objet du ʿilm al-kalām, et pourquoi les savants sunnites ont jugé nécessaire d’en parler par la preuve.
Lire →Les sources de la connaissance
Comment sait-on quelque chose ? Les trois causes de la connaissance selon les ashʿarites : les sens, le rapport véridique et la raison.
Lire →Les méthodes de preuve du kalām
Comment construit-on une preuve ? Les trois procédés retenus par al-Ghazālī : le sibr wa taqsīm, la mise en ordre de deux prémisses, et la réduction à l’absurde.
Lire →Connaissance nécessaire et connaissance acquise
La distinction entre le savoir qui s’impose (ʿilm ḍarūrī) et le savoir que l’on obtient par l’examen (ʿilm iktisābī), et pourquoi elle commande toute la démarche du kalām.
Lire →Le rapport massivement transmis (mutawātir)
Pourquoi une information rapportée par un très grand nombre de personnes produit une certitude nécessaire, et ce que cette voie fonde : le Coran, la Sunna et l’histoire.
Lire →L’accord des savants (ijmāʿ) et la divergence
Ce que vaut le consensus des savants en matière de croyance, ce qui est catégorique et ce qui relève de l’effort personnel, et comment le croyant se situe devant les divergences.
Lire →Vérité et doute
Le doute lui-même suppose la vérité ; les formes du scepticisme et leur réfutation, et le chemin par lequel on retrouve la certitude.
Lire →La grammaire de la preuve
Structure formelle du dalīl : majeure, mineure, conclusion, mode de signification, et la différence entre preuve, cause et motif.
Lire →La voie des anciens et celle des théologiens
Le débat entre la remise du sens (tafwīḍ) et l’interprétation (taʾwīl), la position des salaf et la justification du recours au kalām.
Lire →Allah et son unicité
L’existence du Créateur, la contingence du monde, et l’affirmation de l’unicité divine.
Prouver l’existence d’Allah
La preuve ashʿarite classique : le monde est apparu, tout ce qui apparaît a une cause, donc le monde a une cause. Puis cette cause doit être éternelle.
Lire →L’unicité divine (tawḥīd)
Pourquoi ne peut-il y avoir qu’un seul Allah ? La démonstration ashʿarite de l’unicité, et les sens du mot « un ».
Lire →Le monde est-il éternel ?
La thèse des philosophes qui font le monde éternel, et sa réfutation par le kalām : antériorité, régression infinie, et distinction entre éternité par soi et éternité par autre.
Lire →La preuve par la contingence (imkān)
La voie de l’imkān : le possible, en lui-même indifférent à l’être et au néant, a besoin d’un déterminant. Une preuve distincte de la voie du ḥudūth, avec laquelle on la compare.
Lire →La preuve par l’ordre du monde (ikhtirāʿ)
De l’organisation et de la finalité du monde à un Auteur qui l’a voulu et ordonné : la preuve téléologique, sa portée et ses limites.
Lire →L’unité sans composition : la simplicité divine
La baṣāṭa : pourquoi Allah est absolument simple, sans parties ni assemblage, et ce que cela implique pour la réalité de ses attributs.
Lire →Le rejet du dualisme : deux principes ?
La réfutation du manichéisme et du zoroastrisme : pourquoi deux principes, lumière et ténèbres, sont exclus par l’unité de l’ordre du monde et par l’argument de la composition.
Lire →Allah, un ou trois ? Le tawḥīd face à la Trinité
Réfutation de l’ittiḥād et de la Trinité : pourquoi l’unité d’Allah exclut toute multiplicité en lui, et où se situe exactement le désaccord.
Lire →Les attributs divins
La transcendance, les attributs de perfection, leurs règles, le Coran, et la lecture des versets équivoques.
Allah n’est ni corps ni accident
La transcendance (tanzīh) : pourquoi Allah n’est pas un corps, n’occupe pas de lieu et n’est pas soumis aux directions.
Lire →Les sept attributs de perfection
Allah est puissant, savant, vivant, voulant, entendant, voyant et parlant. Comment chacun de ces attributs est établi.
Lire →Les règles des attributs divins
Quatre règles pour bien parler des attributs d’Allah : leur réalité, leur subsistance en son essence, leur éternité, et le statut des noms divins.
Lire →Le Coran, parole d’Allah
Allah est éternellement parlant. La distinction entre la parole intérieure (kalām al-nafs) et les lettres créées, et pourquoi les ashʿarites affirment que le Coran n’est pas créé.
Lire →Lire les versets équivoques
Que faire des textes qui attribuent à Allah un visage, une main, un établissement ? Les trois voies classiques : taʾwīl, tafwīḍ et l’affirmation sans modalité.
Lire →Attributs de l’essence et attributs des actes
Deux familles d’attributs divins : ceux qui appartiennent à l’essence de toute éternité et ceux dont la notion implique un objet créé. Pourquoi cette distinction commande notre façon de nommer Allah.
Lire →La science d’Allah connaît-elle les particuliers ?
Allah sait tout, éternellement : les universaux comme les particuliers, l’infime comme l’immense. Réponse aux philosophes et aux muʿtazilites.
Lire →La puissance d’Allah et le possible
Ce que peut et ne peut pas la puissance divine : le possible, l’impossible par soi, et le sens réel de la question « Allah peut-il… ? »
Lire →L’ouïe et la vue d’Allah
Allah est entendant et voyant : deux attributs réels, liés à la connaissance du particulier, que l’on ne saurait ramener à la seule science.
Lire →Les noms divins : règles et classification
Les plus beaux noms (asmāʾ al-ḥusnā) sont fixés par la révélation. Leur classification : essence, essence et négation, essence et attribut, essence et acte.
Lire →Le tashbīh : assimiler Allah aux créatures
L’anthropomorphisme, ses formes historiques et sa réfutation rationnelle. Le complément positif de la transcendance : pourquoi Allah n’est pas semblable aux créatures.
Lire →Le taʿṭīl : vider Allah de ses attributs
L’excès inverse du tashbīh : nier les attributs d’Allah. Pourquoi cette négation, poussée à bout, ruine la preuve même du Créateur.
Lire →Les attributs rapportés (khabariyya)
Visage, main, œil : les attributs attestés par le texte. Comment les affirmer sans les corporiser ni les vider, et comment les articuler au tafwīḍ et au taʾwīl.
Lire →Actes d’Allah et décret
La création des actes, le décret et la volonté, la sagesse, le mal, et la responsabilité humaine.
Allah crée-t-il les actes des hommes ?
La doctrine du khalq et du kasb : Allah crée toute chose, y compris les actes, mais l’homme acquiert ses actes librement. Ni jabarisme, ni muʿtazilisme.
Lire →Décret, volonté et responsabilité
Le décret divin (qaḍāʾ wa qadar), la différence entre volonté et approbation, la sagesse, et pourquoi le bien et le mal ne se connaissent pas par la seule raison.
Lire →Causalité et habitude : les causes n’agissent pas par elles-mêmes
L’occasionnalisme ashʿarite et la notion de ʿāda : pourquoi les causes ne produisent pas leurs effets par elles-mêmes, et ce que cela change pour les miracles et la prière.
Lire →La capacité (istiṭāʿa) est-elle avec l’acte ?
Le débat sur l’istiṭāʿa : capacité avant ou avec l’acte, capacité comme accident créé, et absence de pouvoir permanent chez l’homme.
Lire →Le bien et le mal : par la raison ou par la loi ?
La théorie éthique du ḥusn et du qubḥ, l’analyse des termes moraux, la réfutation de l’obligation faite à Allah (al-aṣlaḥ) et le rôle de la loi révélée.
Lire →La sagesse divine et le problème du mal
Concilier la sagesse d’Allah avec l’existence du mal et de la souffrance : fins cachées, douleur utile, réfutation de l’obligation muʿtazilite de faire le meilleur.
Lire →Guidée et égarement : Allah égare-t-il ?
Les deux sens de la hidāya, la création divine de la guidée et de l’égarement, la distinction entre volonté et approbation, et l’articulation avec le choix humain.
Lire →La souffrance des enfants et l’épreuve
La question de la douleur des enfants (īlām al-aṭfāl) chez al-Ashʿarī : sens de l’épreuve, compensation dans l’au-delà et justice divine.
Lire →La prière change-t-elle le décret ?
L’invocation (duʿāʾ) et le décret : la prière elle-même décrétée, le décret conditionnel, et pourquoi demander si tout est écrit.
Lire →Le taklīf : l’obligation morale et ses conditions
Définition du taklīf, conditions (raison, capacité, adresse de la révélation), qui est responsable, cas des enfants et des insensés, et lien avec la loi.
Lire →Prophétie et révélation
La nécessité des envoyés, le miracle, la véracité de la prophétie et le statut de la révélation.
Pourquoi des prophètes ?
La raison peut établir l’existence d’Allah, mais elle ne peut connaître seule les devoirs et l’au-delà. D’où la nécessité de la prophétie.
Lire →Le miracle, preuve de véracité
Qu’est-ce qu’un miracle (muʿjiza) ? Ses conditions, la logique du défi (taḥaddī), et le Coran comme miracle majeur.
Lire →Qu'est-ce qu'un prophète ?
Définition du nabī et du rasūl, leurs fonctions et la différence entre les deux notions. Article introductif.
Lire →Les qualités des prophètes et l'infaillibilité (ʿiṣma)
Les quatre qualités exigées des prophètes — véracité, fidélité, transmission, intelligence — et le sens de l'infaillibilité.
Lire →La révélation (waḥy) et ses modes
Définition du waḥy, ses différentes modalités, le rôle de Gabriel et la distinction entre la parole divine et l'expérience du prophète.
Lire →Miracle, prodige et magie : les faits extraordinaires
Comment distinguer la muʿjiza, la karāma, l'irhāṣ, l'istidrāj et la magie, à partir de critères précis.
Lire →La prophétie de notre maître Muhammad ﷺ : les preuves
Les preuves de la prophétie de notre maître Muhammad ﷺ autres que le miracle du Coran, l'universalité de sa mission et le sceau des prophètes.
Lire →L’abrogation (naskh) : pourquoi des lois changent
Le naskh dans la révélation, sa possibilité, sa sagesse et sa compatibilité avec la parole d’Allah, ainsi que l'abrogation des lois antérieures.
Lire →La transmission et la préservation du Coran
La transmission massivement transmise (mutawātir) du Coran, sa collecte, sa récitation vivante et sa fonction de preuve durable.
Lire →Foi et communauté
La définition de la foi, le taqlīd et la preuve, le grand péché, le takfīr et l’imāmat.
Qu’est-ce que la foi (īmān) ?
La foi est d’abord l’assentiment du cœur. Confession de la langue, œuvres, croissance et diminution : les positions en présence.
Lire →Le grand péché et le takfīr
Le péché grave ne retire pas la foi. Comment le corpus range les cas de mécréance et pourquoi la prudence est de règle avant de déclarer quelqu’un mécréant.
Lire →Le taqlīd est-il valable ?
Le taqlīd est l’adhésion par imitation, sans examen de la preuve. Sa validité dépend des capacités et de l’état du croyant : présentation des cas et des catégories.
Lire →Le muʿtazilisme et ses cinq principes
Né d’une sécession au sein de l’école de Basra, le muʿtazilisme s’organise autour de cinq principes : justice, unité, promesse et menace, position intermédiaire, commandement du bien.
Lire →Les kharijites : le takfīr par les œuvres
Nés du conflit autour de l’arbitrage après Ṣiffīn, les kharijites déclarent mécréant le grand pécheur et se divisent en plusieurs sous-groupes. Leur doctrine est réfutée par l’Ashʿarisme.
Lire →Les murjiʾa et les jahmiyya : deux excès
L’irjāʾ sépare la foi des œuvres jusqu’à neutraliser l’exigence ; le jahmisme nie les attributs divins et soutient la création du Coran. L’Ashʿarisme se situe entre ces excès.
Lire →Le shīʿisme : thèses et divergences
Le shīʿisme imāmite fait de l’imāmat un fondement, attribue l’ʿiṣma à l’imām et tient des positions propres sur les Compagnons. Examen descriptif et critique selon le corpus ashʿarite.
Lire →L’imāmat : la direction de la communauté
L’imāmat est la charge de garder la religion et de conduire les affaires mondaines. Sa nécessité, ses conditions, sa désignation et le cas d’Abū Bakr.
Lire →La communauté (jamāʿa) et la division
Le hadith des soixante-treize sectes ordonne le discours sur les groupes. Sens de la secte sauvée, de la jamāʿa et éloge de la modération.
Lire →L’Ashʿarisme parmi les gens de la Sunna
Née de la rupture d’al-Ashʿarī avec le muʿtazilisme, l’école ashʿarite unit la tradition et l’examen rationnel. Sa méthode et son accord avec les traditionnistes.
Lire →Eschatologie
Les réalités de l’au-delà enseignées par la révélation : résurrection, barzakh, intercession, vision d’Allah.
Les réalités de l’au-delà
Résurrection, châtiment de la tombe, intercession, bassin, balance et pont : comment la révélation détermine ce que la raison admet comme possible.
Lire →La vision d’Allah dans l’au-delà
Les croyants verront Allah dans l’au-delà, sans lieu, sans direction et sans que la vision l’encercle. Réponse aux muʿtazilites et aux versets invoqués contre la vision.
Lire →La mort et l’âme
La mort comme terme fixé par Allah, la nature de l’âme (rūḥ/nafs), son état après la mort et la préparation du croyant.
Lire →Le barzakh : entre les deux mondes
Définition du barzakh, questionnement de la tombe par Munkar et Nakir, bonheur ou supplice des âmes, et réfutation approfondie des muʿtazilites.
Lire →L’intercession (shafāʿa) : qui intercède pour qui ?
Types et conditions de l’intercession, bénéficiaires, et réfutation de ceux qui la nient ou l’étendent indûment.
Lire →La balance (mīzān) et le pont (ṣirāṭ)
La pesée des œuvres et sa réalité, le passage du pont, et l’articulation de ces étapes avec l’intercession.
Lire →Le paradis et l’enfer
Descriptions révélées du paradis (janna) et de l’enfer (nār), leur éternité, leurs degrés, et la vision d’Allah comme comble du paradis.
Lire →La résurrection des corps
La résurrection corporelle, sa possibilité rationnelle, la réfutation des philosophes qui la réduisent au spirituel, et la question de l’identité du corps.
Lire →Le sort des enfants dans l’au-delà
Le devenir des enfants des croyants et des mécréants, la compensation, et l’articulation avec l’épreuve et la miséricorde divines.
Lire →Lexique
Les notions techniques du kalām, définies avec précision à partir des sources.
Lexique des notions du kalām
Les termes techniques employés dans les articles et le parcours, définis à partir des sources, avec leur équivalent arabe.
Lire →Lexique de la métaphysique du kalām
Les notions qui décrivent l’être — substance, accident, corps, apparu et éternel, nécessaire et possible — avec leurs distinctions techniques et leurs conséquences pour la preuve d’Allah.
Lire →Lexique de la connaissance et de la preuve
Les notions qui structurent la connaissance dans le kalām — science et opinion, conception et jugement, preuve, cause et motif, certitude et doute, transmission et accord.
Lire →Lexique des actes et du décret
Les notions du décret divin et de l’agir humain — qaḍāʾ et qadar, création et acquisition, capacité, obligation, guidée, subsistance et cours habituel.
Lire →Lexique de la prophétie
Les notions de l’envoi prophétique et de la révélation — prophète et envoyé, inspiration et descente, miracle et défi, prodige, préservation et abrogation.
Lire →Lexique de l’au-delà
Les notions des fins dernières — barzakh et résurrection, rassemblement, pesée et pont, bassin, Paradis et Enfer, intercession et vision d’Allah.
Lire →Philosophies modernes
Les courants de pensée modernes et contemporains — nihilisme, matérialisme, naturalisme, athéisme, existentialisme, sécularisme — exposés dans leurs thèses puis situés face à la théologie ashʿarite.
Qu’est-ce qu’une philosophie « moderne » ?
Le mot « moderne » désigne à la fois une période et un ensemble de présupposés : primauté du sujet, immanence, désenchantement, autonomie de la raison. Distinguer les deux évite de caricaturer, et permet de situer précisément le débat avec le kalām.
Lire →Le cadre immanent, ou le refus du transcendant
Beaucoup de courants modernes ne nient pas Dieu par argument, mais travaillent dans un cadre où l’explication doit rester « dans le monde ». Analyser ce présupposé, et montrer qu’il n’est pas neutre.
Lire →Le nihilisme et la question du sens
Le nihilisme ne se réduit pas au « rien n’a de sens ». Il a des formes et des arguments. Exposé de ses variantes — théorique, moral, existentiel — puis analyse à partir de la finalité et de la contingence.
Lire →Nietzsche et la mort de Dieu
La « mort de Dieu » n’est pas chez Nietzsche un triomphe de l’athéisme, mais un diagnostic et une crise : les valeurs chrétiennes survivent sans leur fondement. Étude de ce diagnostic et de la question qu’il laisse ouverte.
Lire →Le matérialisme et sa métaphysique
Le matérialisme n’est pas seulement une attitude : c’est une thèse ontologique sur ce qui existe. Exposition de ses formes et de ses arguments, puis analyse par la substance, l’accident et la causalité.
Lire →Le naturalisme et la fermeture causale
Distinguer le naturalisme méthodologique du naturalisme métaphysique. Le premier est une règle de travail ; le second affirme que la nature est tout. Analyse de la « fermeture causale » à partir de la causalité et de l’acte divin.
Lire →La vision matérialiste de l’être humain
L’homme serait un ensemble de processus physiques, sans âme ni soi substantiel. Exposé de cette anthropologie, de ses variantes fortes et prudentes, puis analyse par l’âme, l’unité du sujet et la responsabilité.
Lire →Le réductionnisme et les niveaux du réel
Tout se réduirait à un niveau fondamental. Distinguer réduction explicative, ontologique et épistémique, puis montrer que l’irréductibilité d’un sens n’est pas une superstition, avec les notions d’essence et d’accident.
Lire →L’athéisme philosophique contemporain
L’athéisme universitaire n’est pas le « refus de Dieu » populaire : il avance des arguments et travaille dans un cadre. Examen de ses principales familles d’arguments et des réponses ashʿarites, sans caricature.
Lire →Le nouvel athéisme et ses limites
Le « nouvel athéisme » des années 2000 a popularisé une critique militante. Il faut le distinguer de l’athéisme académique et examiner ses arguments, souvent plus rhétoriques que techniques.
Lire →L’agnosticisme : douter ou suspendre ?
L’agnosticisme n’est pas un athéisme timide : il suspend le jugement sur Dieu. Examen de ses formes, de sa maxime et de son présupposé, et distinction entre le doute légitime et le refus de conclure.
Lire →L’existentialisme : l’existence avant l’essence
De Kierkegaard à Sartre, l’existentialisme place le sujet, la liberté et l’angoisse au centre. Exposé de ses variantes — chrétienne et athée — puis analyse par la contingence, la finalité et la responsabilité.
Lire →L’individualisme moderne et le soi
L’individu devient la source de ses propres fins. Distinguer l’individualisme politique, éthique et « expressif », puis examiner la conception de la personne et de la communauté dans le kalām.
Lire →L’humanisme séculier et le fondement de la dignité
L’humanisme séculier veut fonder la dignité et la morale sur l’humain seul. Exposé de son programme et de ses variantes, puis analyse de la notion de dignité (karāma) et de son fondement.
Lire →L’idéologie du progrès
L’histoire serait orientée vers un avenir meilleur, et la science en serait le moteur. Distinguer l’idée légitime de progrès de son idéologie, puis analyser à partir de la temporalité, de la finitude et de la sagesse.
Lire →Le sécularisme et la sortie du religieux
Le sécularisme désigne à la fois un processus historique, une organisation de la société et une philosophie du domaine public. Distinguer ses trois sens et analyser la place du religieux à partir de la notion d’ordre et d’obligation.
Lire →Le problème du mal : de la forme logique à la forme évidentielle
Le mal contredit-il logiquement l’existence de Dieu, ou la rend-il seulement improbable ? Examen des deux formulations modernes (Mackie, Rowe), de leurs critiques et de la réponse en termes de sagesse et de fin.
Lire →L’argument de la dissimulation divine
Si Dieu est parfaitement aimant, pourquoi tant de gens sincères ne parviennent-ils pas à croire ? Examen de l’argument de Schellenberg, de ses présupposés sur l’amour divin et de ses réponses.
Lire →Science et connaissance
Le rapport entre science, raison et révélation : scientisme, positivisme, causalité moderne, rationalisme et scepticisme.
Le scientisme et les limites de la science
La science est un mode de connaissance puissant ; le scientisme en fait la seule connaissance légitime. Distinguer science, scientisme fort et faible, et analyser à partir des sources de la connaissance.
Lire →Le positivisme et son destin
Auguste Comte puis le Cercle de Vienne ont voulu fonder le savoir sur l’expérience et écarter la métaphysique. Histoire de ce projet, de sa critique interne et de ses leçons pour la théologie.
Lire →Causalité humienne et occasionalisme ashʿarite
Hume montre que nous ne percevons jamais la connexion nécessaire entre cause et effet. Le kalām soutient depuis longtemps que les choses n’agissent pas par elles-mêmes. Confronter les deux analyses.
Lire →Le rationalisme moderne et la raison bornée
La raison peut-elle tout fonder à partir d’elle-même ? Du rationalisme classique à la raison instrumentale moderne, examiner la portée et les limites de la raison, et la place de la révélation.
Lire →Le scepticisme moderne : du doute méthodique à la crise
Descartes fait du doute un instrument ; Hume et les modernes en font un problème durable. Distinguer doute méthodique, scepticisme et relativisme, puis retrouver la certitude par les évidences premières.
Lire →Morale et liberté
Les conceptions modernes de la morale et de la liberté — relativisme, subjectivisme, dilemme d’Euthyphron, déterminisme — analysées à partir de l’éthique et de l’anthropologie du kalām.
Le relativisme : culture, vérité et morale
Le relativisme affirme que vérité ou morale dépendent d’un cadre — culture, individu, époque. Distinguer ses formes descriptives et normatives, puis examiner le problème de l’auto-réfutation et de la norme.
Lire →Le subjectivisme moral et l’émotivisme
Les jugements moraux n’exprimeraient que des préférences ou des émotions. Exposé de l’émotivisme d’Ayer et de la théorie de l’erreur de Mackie, puis analyse à partir du ḥusn et du qubḥ.
Lire →La morale sans Dieu : le dilemme d’Euthyphron
Le bien est-il bon parce que Dieu le commande, ou Dieu commande-t-il parce qu’il est bon ? Examen du dilemme, des réponses en théologie philosophique et de la solution ashʿarite par la sagesse.
Lire →Deux conceptions modernes de la liberté
La liberté négative (absence d’entrave) et la liberté positive (être son propre maître), puis la liberté comme libre arbitre. Analyse de ces notions à partir du taklīf et du kasb.
Lire →Le déterminisme moderne et la responsabilité
Si tout état du monde est déterminé par les précédents, la liberté et la responsabilité survivent-elles ? Examen du déterminisme de Laplace, du compatibilisme et de l’expérience de Libet, puis du qadar et du kasb.
Lire →Wahhabisme et salafisme
Analyse doctrinale, historique et théologique du wahhabisme et des courants salafistes contemporains : tawḥīd et shirk, tawassul, ziyāra, takfīr, bidʿa, madhhabs, attributs divins et kalām, depuis la tradition ashʿarite et sunnite classique.
Le wahhabisme : contexte et naissance
Né au XVIIIᵉ siècle dans le Najd, le wahhabisme unit une doctrine revivaliste à un pouvoir politique. Retour sur son contexte, son fondateur, son pacte avec la maison Saʿūd et sa première expansion.
Lire →Wahhabisme, salafisme et tradition sunnite
Le mot « salafisme » recouvre des courants très divers : quietistes, politiques, jihadistes. Distinguer ces familles du wahhabisme historique, et situer l’ensemble face à la tradition sunnite classique.
Lire →Ibn Taymiyya et les wahhabites : filiation et divergences
Le wahhabisme se réclame d’Ibn Taymiyya. La filiation est réelle sur les tombes et le shirk, mais les wahhabites sont allés plus loin sur le takfīr. Étudier une dette intellectuelle sans confondre les deux.
Lire →La tripartition du tawḥīd : rubūbiyya, ulūhiyya, asmāʾ wa-ṣifāt
Le wahhabisme divise le tawḥīd en trois. La division est-elle coranique ? À quoi sert-elle ? Analyse d’un outil devenu critère de foi et de mécréance.
Lire →L’extension du shirk aux pratiques des musulmans
Déclarer associateurs des musulmans qui visitent les tombes ou cherchent une intercession : d’où vient cette thèse, quel est son présupposé, et comment la distinguer de la simple interdiction d’un acte.
Lire →Adoration et simple demande : ʿibāda et duʿāʾ
Le débat repose sur une équation : « l’invocation, c’est l’adoration ». Or l’arabe et la Loi distinguent la requête du culte. Analyse d’une confusion qui commande tout le reste.
Lire →Le tawassul : chercher un moyen vers Allah
Le Coran ordonne de chercher le moyen vers Allah. La tradition sunnite l’a pratiqué par les œuvres, par notre maître Muhammad ﷺ et par les saints. Réponse à la restriction wahhabite.
Lire →L’istighātha : appeler au secours
Le Coran emploie l’istighātha pour des créatures. La tradition sunnite l’a pratiquée et permise, par notre maître Muhammad ﷺ et par les saints, dès lors que la ʿaqīda reste droite. Réponse à la condamnation wahhabite.
Lire →La visite des tombes (ziyāra) : sunna ou shirk ?
Notre maître Muhammad ﷺ a ordonné de visiter les tombes. Comment le wahhabisme en fait-il une pratique suspecte de polythéisme ? Analyse de la ziyāra légale, de son but et de ses excès.
Lire →La destruction des tombes et des monuments
1801 : Karbala. 1803-1806 puis 1926 : les coupoles de La Mecque et de Médine rasées, dont al-Baqīʿ. Retour sur une pratique qui découle d’une doctrine, et sur les problèmes qu’elle pose.
Lire →Les saints (awliyāʾ) et leurs charismes (karāmāt)
L’islam connaît des saints et des prodiges. Le wahhabisme tend à réduire cette réalité. Analyse de la walāya, des karāmāt, et de la frontière avec l’excès et la magie.
Lire →Le tabarruk : la recherche de la bénédiction
Les Compagnons recherchaient la bénédiction auprès de notre maître Muhammad ﷺ et de ses traces. Le wahhabisme y voit une pente vers le polythéisme. Analyse de la baraka et de ses règles.
Lire →L’intercession et sa demande
L’intercession de l’au-delà fait consensus. Mais peut-on demander à notre maître Muhammad ﷺ d’intercéder dès maintenant ? Analyse d’une question devenue le point de bascule du takfīr.
Lire →Le takfīr et la condamnation des musulmans
Déclarer mécréants des musulmans qui ne divinisent personne : d’où vient cette pratique, quelles en sont les conséquences, et quelles conditions la tradition pose au takfīr.
Lire →La conception wahhabite de l’innovation (bidʿa)
« Toute innovation est égarement » : que signifie exactement cette parole ? Le wahhabisme en tire une condamnation massive. La tradition, elle, distingue les innovations.
Lire →Taqlīd, ijtihād et écoles juridiques
Le wahhabisme dénonce le taqlīd et appelle à l’ijtihād direct. La tradition, elle, protège l’ordre des madhhabs. Analyse d’un conflit entre deux conceptions de l’autorité.
Lire →La prétention au retour direct au Coran et à la Sunna
« Ni madhhab, ni kalām, seulement le Coran et la Sunna. » Le slogan est séduisant. Mais qui lit ? Avec quels outils ? Analyse d’une méthode qui se contredit souvent elle-même.
Lire →La critique wahhabite du kalām
Le kalām serait une innovation, la philosophie grecque importée, la porte du taʿṭīl. Examen d’une accusation ancienne, et réponse à partir du corpus et de la méthode ashʿarite.
Lire →L’istiwāʾ et la question du lieu
« Le Miséricordieux s’est établi sur le Trône. » Que signifie ce verset ? Le débat sur la spatialité divine, entre affirmation littérale et transcendance démontrée.
Lire →La critique d’al-Ashʿarī et des Ashʿarites
Al-Ashʿarī aurait trahi les salaf en important la logique grecque, et serait revenu au hanbalisme à la fin. Enquête sur une accusation devenue un lieu commun.
Lire →Causalité, miracles et occasionalisme
Les causes ont-elles un effet propre ? L’Ashʿarisme répond non ; Ibn Taymiyya et les salafis, oui, par la permission d’Allah. Enjeu : le miracle, la science et le tawassul.
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